La zurna, zourna, zorna, zurla, zokra, surnay, surnai, zamr, zamour ou mizmar, est un instrument à vent à anche double de la grande famille des hautbois dont les origines remontent au VIIIe
siècle. Il tire son nom du persan (zur : fête, corne ou force et ney : roseau). En Afrique du Nord, elle reçoit aussi les appellations suivantes : algaita, ghaita, rajta, rhaita, etc.
La zurna s'est répandue dans toutes les contrées sous domination musulmane, notamment en Turquie, en Arménie, en Iran, en Syrie, en Iraq, au Liban, en Égypte, au Maghreb, au Niger, en Grèce
(aussi pipiza et karamouza) et dans les Balkans. Bien des variantes existent par ailleurs en Extrême-Orient, en Asie centrale et du Sud-Est et en Inde.
À l’époque ottomane, en raison de sa puissance considérable, cet instrument était utilisé dans la musique militaire des janissaires : les mehters.
La zurna est fabriquée en bois de mûrier, de buis ou d'abricotier. La perce est cylindrique pour la partie supérieure, conique pour le pavillon et rappelle son ancêtre, la corne. Elle a huit
trous (dont un pour le pouce et un d'accord). Un petit tuyau de bois fendu est inséré dans le conduit principal afin de guider l'air et afin d'en obturer certains trous éventuellement. L’anche
double amovible en roseau plié est fixée à un support de métal, qui lui-même est fixé sur une rondelle protectrice en bronze.
Elle existe en trois tailles différentes de 22 à 60 cm qui sont parfois jouées simultanément selon les pays. Bien souvent le corps de l'instrument est décoré d'appliques en métal et autres
pendeloques.
Radio Yé-Yé!, la première radio Internet dédiée à la musique francophone des années 60. Radio Yé-Yé! est une radio diffusant les chansons de la période yé-yé (1960-1970) en provenance des deux
côtés de l'Atlantique.
Le xylophone (des racines grecques xylo : bois et phon : son) est un instrument de musique de la famille
des idiophones (classe des lamellophones).
Il est constitué de lames de bois de différentes longueurs qui sont frappées au moyen de mailloches terminées par une sphère parfois recouverte de caoutchouc ou de feutre. L'accordage des lames
se fait différemment suivant les époques et les lieux. La disposition des lames est, le plus fréquemment, semblable à celle du clavier de piano.
La première attestation de la présence d'un xylophone date du XIIIe siècle (Mali). Toujours très présent dans les musiques traditionnelles ou populaires (Afrique, Amérique, Asie), il est très
employé dans la musique savante occidentale. On le retrouve dans les orchestres dans Le carnaval des animaux de Camille Saint-Saëns mais aussi dans La suite de Jazz N°2 de D. Chostakovitch.
Parmi ses anciennes dénominations, on trouve échelettes, claquebois, harmonica de bois.
Le wakrapuku est une trompe d'origine indienne du Pérou, probablement pré-colombienne.
Elle est composée d'environ douze morceaux de corne emboités successivement les uns dans les autres. Les morceaux sont fixés grâce à des petites chevilles de bois, les joints sont faits avec du
goudron, ensuite recouverts de cuir et décorés avec des rubans multicolores. Cette trompe s'enroule sur elle-même à la manière d'un cor de chasse. Le diamètre de l'ensemble est d'environ 28 à
30 cm, et le calibre interne de la corne commence à environ 0,5 à 1 cm pour finir à 8 cm maximum à l'extrémité du pavillon.
La viole de gambe (qui veut dire la « viole de jambe ») ou viole est un instrument de musique à cordes et à frettes joué à l'aide d'un archet. Le terme italien viola da gamba le distingue de la
viola da braccio par la différence de la tenue de l'instrument (la basse de viole est tenue entre les jambes, d'où son nom, et l'archet est également tenu de façon différente).
Il existe 7 tailles de viole de gambe: (toutes les tailles sont tenues entre les jambes...sauf la contre-basse
Viole de gambe alto (historiquement rarement utilisée: do, fa, si bémol, sol, do)
Viole de gambe ténor (sol, do, fa, la, ré, sol)
Basse de viole de gambe (ré, sol, do, mi, la, ré) (parfois 7me corde: LA)
Grande basse de viole de gambe ou violone en sol (sol, do, fa, la, ré, sol)
Contre basse de viole de gambe ou violone en ré (ré, sol, do, mi, la, ré)
En plus de cette série, une viole plus petite fut ajoutée en France au XVIIIe siècle, pour permettre aux nobles de jouer le répertoire du
violon dont l'usage était considéré comme vulgaire. Cette petite viole, le pardessus de viole, est accordé une octave plus haut que la viole ténor, et possède parfois seulement 5 cordes (sol,
ré, la, ré, sol).
L'ukulélé est un instrument à cordes pincées traditionnel des îles Hawaii, proche du cavaquinho portugais dont il est une adaptation.
Souvent bon marché et à la mode dans la première moitié du XXe siècle, ce petit instrument polyvalent composante indispensable d’un orchestre hawaiien fut rapidement adopté par divers courants
musicaux - de la chanson populaire au jazz - parfois parce qu’il apportait une dimension humoristique ou exotique à un ensemble.
Un tambour — du persan tambour — est un instrument de musique à percussion constitué d'un fût sur lequel sont tendues une ou deux peaux, frappées à l'aide des doigts ou de baguettes prévues à cet
effet. La vibration ainsi obtenue est amplifiée par le fût qui fait office de caisse de résonance, parfois modifiée par un timbre en acier ou en boyau naturel ou synthétique.
L'instrument de tambour existe dans la plupart des cultures. Les premières traces de l'existence de cet instrument remontent à 6 000 ans av. J.-C. U
Les fûts de tambour peuvent être en bois, en métal ou en terre cuite. La peau, généralement de chèvre ou d'agneau, est fixée à la caisse au moyen de clous, de colle, de boutons, de pinces, d'un
laçage ou d'une corde recouvrant les bords de la peau tout autour de la caisse. Les tambours d'orchestre occidentaux sont généralement pourvus de deux colliers — un pour chaque membrane — autour
desquels sont enroulés les bords de la peau. Serrés l'un contre l'autre, ces deux colliers maintiennent la membrane tendue. Sur les tambours modernes, on préfère avoir recours à des vis de
tension fixées au collier supérieur.
Le schofar (chofar ou encore shophar) est un instrument de musique à vent en usage dans le rituel israëlite depuis
l'Antiquité. Il a notamment été utilisé par les Hébreux contre les murailles de Jéricho lors de la conquête du pays de Canaan par Josué. On le classe parmi les cornes puisqu'il est fabriqué uniquement avec une corne de bélier
ou d'un animal casher . Son extrémité étroite sert d'embouchure. Le
shofar est utilisé, dans la tradition juive, lors des fêtes de Rosh Hashana et de Yom Kippour, ainsi que le jour de Yom Haatsmaout (indépendance de l'Etat d'Israël). Cet instrument, le seul que
les juifs aient conservé depuis l'Antiquité, est destiné à annoncer la fin du jeûne dans chaque synagogue.
La quena, kena, khena ou flûte des Andes, est une flûte droite utilisée dans les pays
andins. La quena est apparue au XVIe siècle ; elle dérive à la fois de la quena
préhispanique, qui avait 5 trous au maximum, et de la flûte à bec européenne.
Les multiples sortes de flûtes andines dérivent de trois modèles : la flûte à encoche (qui peut être médiane,
inférieure ou supérieure, par rapport à l'épaisseur du tube), la flûte à bec (tarkas ou pinquillos, courante à l'époque des Chimus, ce dont témoignent abondamment les "vases siffleurs" précolombiens), et le siku, technologiquement sans doute la plus ancienne. L'ingéniosité des habitants des
Andes a fait varier ces modèles au point qu'on en recense (d'après le musicologue Alejandro Vivanco) près de 115 déclinaisons différentes.
L'orgue de Barbarie est un instrument de musique mécanique à vent classable dans les orgues. Il fait partie des
automatophones, terme qui englobe tous les instruments destinés à produire de la musique par des procédés mécaniques : boîtes à musique à lames métalliques, à carillons, à cordes,
etc. Il existe sous une grande variété de formes, des plus petits que l'on peut porter en bandoulière, attribut traditionnel des chanteurs de rue, aux plus grands (appelés limonaires)
qui sont fixes et affectés à des salles de bal, des cafés, mais parfois aussi des églises. Et une large gamme intermédiaire d'orgues mobiles, portés sur des charrettes ou attelés à des
voitures, jusqu'aux orgues qui accompagnaient traditionnellement les manèges forains. Les qualités musicales, l'étendue des registres, sont naturellement très variables.
Le piano est un instrument de musique polyphonique à clavier et à cordes frappées, il est donc classé parmi les
percussions et les cordes. Le son du piano est produit par la vibration de ses cordes, tendues sur un cadre rigide, au-dessus de la table d'harmonie. Elles sont frappées par des marteaux
couverts de feutre, actionnés par l'enfoncement des touches du clavier. La vibration des cordes est stoppée par un étouffoir lorsque la touche du clavier est relâchée. Le piano possède le plus
souvent un pédalier de deux ou trois pédales, aussi appelé lyre, permettant d'augmenter son potentiel expressif.
Son nom provient d'une abréviation de piano-forte, nom de son ancêtre du XVIIIe siècle, lui-même nommé par la possibilité qu'il donnait à celui qui le jouait de nuancer et ainsi de jouer
aussi bien piano que forte ; possibilité que le piano a conservé.
Il est aussi à noter que dans certains pays, le piano est toujours nommé pianoforte.
Petits cancans...