Nicole Pessin...

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  • : « Je suis la lune et le soleil, l’ange et le démon, le bon et le mauvais, le masculin et le féminin, le blanc et le noir, le yin et le yang… »

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Les images ne sont pas libres de droit...

Qu'y suis-je?


« Je suis la lune et le soleil,
l’ange et le démon,
le bon et le mauvais,
le masculin et le féminin,
le blanc et le noir,
le yin et le yang… »













Les expositions

29 novembre au 14 décembre 2008.
"Villa des Arts".
Voreppe. Isère.


18 au 7 avril 2008
Collège François Auguste Ravier
Morestel. Isère


1er au 4 novembre 2007

Chez Charlotte Castella

Robert Perrachon

Morette. (38) 

 

18.19 août  2007

Atelier "portes ouvertes"  

Chez moi.

 

8 juin au 29 juin 2007

Galerie Robert Blache

Alixan.

 

4 mai au 20 mai 2007

 "Rendez-vous des artistes"

Saint-Joseph-de-Rivière.

 

17 au 26 novembre 2006

 "L'art partagé»

 Rives, parc de l'Orgère

 

18 juillet au 17 août 2006.

Visite de mon atelier

A mon domicile

 

21 mai au 15 août 2006.

Le coeur dans tous ses états

Maison de Mariette

Saint-Laurent-du-Pont

 

1er au 24 décembre 2005.

Exposition collective

Fontanil

 

20 novembre au 22 décembre

Croyez-vous au Père Noël ?

Maison de Mariette

Saint -Laurent -du -Pont

 

28 octobre au 13 novembre 2005

Exposition collective Artistes de Chartreuse

Saint -Laurent -du- Pont

 

14, 15, 21, 22 mai 2005

 Ateliers portes ouvertes (association Artistes de Chartreuse)

Saint -Laurent -du-Pont

 

15-16 Janvier 2005

 Exposition collective

Saint -Pierre -de -Chartreuse

 

Novembre 2004

Fanfan des Mûres

Lyon

 

Mai 2004

Exposition collective (hôtel Mercure)

Grenoble

 

8-9-15-16 mai 2004

Ateliers portes ouverts

Association Artistes de Chartreuse

Saint -Laurent -du -Pont

 

17 janvier au 14 mars 2004

Espace Visitation

Musée de Romans. Drôme

 

8-10-11-17-18 mai 2003

Ateliers « portes ouvertes »

Association Artistes de Chartreuse

Saint -Laurent -du -Pont

 

1 décembre 2002

 Salon du livre

Saint -Laurent -du -Pont

 

16-17 novembre

 Shuz' Art

La Côte Saint- André

 

Juillet 2002

Exposition collective

Saint -Laurent- du- Pont

 

Juillet septembre 2000

12 magiciens en Chartreuse

La maison de Mariette

Saint- Laurent -du -Pont

 

Décembre 2000.

Exposition personnelle

Saint -Laurent -du -pont

 

Octobre 1999.

Fête de la Saint Crespin

Musée de la chaussure

Romans

 

Juin 1999

Décors du gala de danse

Saint -Laurent -du -Pont

 

Mai 1995

Salle d'exposition

Saint -Joseph -de -Rivière

 

Mai 1994

Salle d'exposition

Saint -Joseph -de -Rivière

 

Novembre 1994

Exposition collective

Saint -Laurent -du- Pont

 

 

 

 

Petits cancans...

Dimanche 23 septembre 2007

par Nicole Pessin. Texte de Jean-Paul Gavard-Perret





C-comme-coquelicot.jpg






C comme Coquelicot

Coqueluche des blés.

Texte de Jean-Paul Gavard-Perret

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Mardi 18 septembre 2007

par Nicole Pessin. Texte de Jean-Paul Gavard-Perret






B-comme-Bleuet.jpg


B comme le bleuet

qui se ferme dans l'ouvert


Par le suif de son coeur.





Texte de Jean-Paul Gavard-Perret

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Lundi 11 décembre 2006

par Nicole Pessin

I... comme un I a dessiné

 SANS I SU





I qui se tend et qui se refuse,

I de vIde que nous ne pouvons saisir.

I de l'interdIt.

I du délaI et de délIt étranger au futur.

I du mourIr qui ne se décline pas

mais qui s'agite d'une neutralité InfInIe.

L'Infiniment petit.

FragIlIté qui n'est plus celle de la vIe.

I du moI qui cède et laisse la place à l'autre.

I de l'angoIsse et du démIs.

I d'une flèche visant le vIde.

Je ne suIs pas.

Je ne dIs plus.


 Jean-Paul Gavard Perret


Mes pastels illustrent  "matiere-esprit-science".


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Mardi 10 octobre 2006

par Nicole Pessin


Gerbes de vie



 

Ne m’en demande pas plus.

Mais lorsque la lumière penche

Tes blés reviennent dans le goût du présent.

Je suis rendu à moi-même par cet attachement.

Je quitte le passé pour tenir au présent, comme le blé à la terre.

Je sens sa peau,

J’éprouve autre chose que le vide du monde.

J’espère alors que les mots se tuent d’eux-mêmes

Même s’il reste en moi des murs.

Tes blés nous sortent du royaume des morts

Et

De ceux qui nous ont tués par le mépris
Qu’ils ont porté à nos offrandes en nos amours ratées.





En regardant tes blés,

Je m’accommode mal de telles déchirures,

Mais ils me raccommodent à la vie.

L’émotion qu’ils suscitent est chose muette

Que j’écris pour me laisser faire par leurs vagues.

L’avenir reste leur murmure.

Je glane encore tes petits tas de mots

Pour me couvrir de ta paille lorsque j’ai froid.

Tenir ainsi, malgré l’automne qui bat ses épis comme des salauds battent leur femme.



Sache que je te parle par tes images

Avec l’accent du présent,

De la réalité que j’ai fui si souvent

Et

Qui me pèse parfois

-Mon mental n’a jamais été un lieu  sûr pour affronter l’existence.

L’or des blés n’a plus de prix

Dès que ta main les amasse en javelles.

Tu saisis le réel que je ne fais que contempler.

Mais je voudrais éprouver ta fatigue,

 Accumulée au fil des années,

 Pour être capable de réinventer le monde,

Je voudrais être aussi le bras tombé à l’intérieur de ton geste.

Sache qu’ainsi tu te rends la vie moins vieille.

Ma parole est à la pointe absolue du silence qui te porte.





Nous avons ainsi en commun que ce qui nous sépare :

Ce bord d’ombre où rien ne peut s’échanger si ce n’est cet aveu.

 

Au bord du jour, tu moissonnes le monde

Tu déposes les blés à l’entrée de mes nuits.

 

Je m’y laisse aller à l’abandon, comme un enfant.

C’est en ce sens que ton travail est extatique, exorbitant :

Il ouvre la prise au vent, il nous ébouriffe.

Oui, nous redevenons ces enfants que nous avons quittés trop vite

Et auxquels on  a intimé l’ordre de se dire adieu.

Tes gerbes d’or sont des zébrures d’anges sous les arches grises du temps,

Rayures à peine audibles où le pas des bourreaux s’épuise.





Tu as posé là tes repères,

De mouvance immobile.

Est-ce toi qui glisse en silence

Etonnée de tant de lumière sous le vent ?

Il y a ainsi des moments ou il faut se précipiter à la poursuite de l’espérance.

Tes blés,

En leur appel,

Nous font prendre conscience que l’air ,
Dans lequel on vivait,
 S’est solidifié comme du ciment.

Il faut en sortir

Pour être à travers leurs accords,

Vivants.

C’est la seule joie,

La seule espérance.

Je ne vois rien d’autre,

Je me laisse emporter.


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Samedi 7 octobre 2006

par Nicole Pessin


Les blés d'or.




Même si la plaine se consume,

Sur ses versants les blés paissent en troupeau.

Ils sont les frères du ciel qui se fend comme une femme immense

Qui broie leurs couleurs à peine commencées.

Ce que je vois soudain me délivre.

Toutes mes nuits suffiront-elles à décomposer cet or ?

Les gerbes refusent mes liens dans leur infinie sagesse.

Chaque épi est une goutte de sang qui parle sa langue :

Elle éclaire et ferme le gouffre de l’angoisse.

Ivre tu as  semé  cet or ayant renversé la charrue :

Tu as pris son socle pour un astre.

Et la terre t’a donné raison.

Les blés sont si  hauts à présent

Que tu ne sais plus si tu marches,

Que je ne sais pas si je suis vivant.

Tes champs de blés s’étendent à perte de vue

Comme ce bonheur insupportable qui nous lie et ne nous ressemble pas.

La chaleur nous prend au sein même d’une nuit

Qui nous attend et nous comble.

 

 

 

 


La lumière est si simple.

Tes collines si proches.

Par mégarde si je heurte ta porte,

N’ouvre pas.

N’ouvre pas encore.

Ton absence de visage est ma seule obscurité.

Tes épis prennent appuis sur mes mots

Qui soudain croulent et dévalent.

Mais ils veulent te gravir encore – autre cime, autre germination.

Depuis quand ma peur est adulte ?

Depuis quand ta moisson a besoin de moi,

De mes abîmes, de mes liens et mon pas ?

Ne pas descendre.

Ne plus se taire.

Ni possession, ni passion.




 

Allées et venues à la vue de tout dans l’espace étroit de tes images.

Je n’y ai pas accès mais mon regard y plonge.

Sur la terre compacte j’occupe soudain ce vide en avant de toi.

Je suis la matière même de tes javelles.

Je m’alimente à leur feu de pain.

Il y a une main tendue dans l’air et qui dessine.

Tu la regardes

Comme si tu  la tenais de moi

Mais c’est pourtant la tienne qui fait germer les traits

Qui sous sa pression éclatent.