Par Nicole Pessin
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© Nicole Pessin 2007 (Guns and Roses)
Au plus profond nous luire, être notre pain.
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Baie sur la mer d’écume de qui nous fûmes
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Ciel furtivement à l’angle de l’amertume
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Demain vient en bonne volonté
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Etonnement de devoir nous durer
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Fumet d’herbe sèche où se recroqueville le désespoir
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Grand colombage sous lequel se brûler les ailes est aisé.
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Houx de l’âme et épines du corps apaisés
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I de l'infini vu du clocher ***
Jamais ce que nous voudrions être
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Là-bas trop loin les pleins du visage
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Moins de pluie pourtant sur les feuilles noires
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Où la disparition fait trace le feu la remplace
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Pas à pas nulle part pour se jeter dans le rite
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Rester avec ce rien de feu par peur ou par état
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S’avancer vers la pêche, son noyau sur les épaules Survivre à l’absence sur la pointe de nos pieds
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Traque et trac en guise de transparence Tranquillité seulement dans les paumes rêveuses
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« Tu es triste ? » « Je ne sais pas ».
Versant du bleu d’après l’orage
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Wagon-lit pour éteindre l’arc
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Xérès avant afin de brouiller la mémoire
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Y
du Ying et du Yang
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Zéro de conduite pour l ‘infini. Planer.
Jean-Paul Gavard-Perret . |
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A comme ange
Quand il devint blanc il fut le bourreau de Béthune. Toujours sa main de fièvre se penche sur Marie Pour lui annoncer des magies souterraines. ***
B comme brasier
Monte et suinte de l'écorce, fait les naissances latentes Et les morts miraculeuses. ***
C comme ciel
Dans les profondeurs de son ombre de pâle glycine Il y a toujours une lampe pour en ranimer l'éclat. Dans ses plis de rideaux de neige : la solitude. ***
D comme diamant
Enchante la misère par sa lumière abstraite. A souvent des odeurs d'alcôve sur la gorge des sirènes Qu'il transforme en d'étranges nymphéas ouverts au plus offrant. ***
E comme éclair
Au losange du ventre est comme une fumée d'orange, D'amour brûlé et d'étreintes aux arômes du sud. Ensevelit les spasme par l'entrebâillement d'un tissu amarante. ***
F comme flamme
Astrolabe et cambrure.
Phénix et frôlement des hanches sous la cendre. Toison de bête boréale aux rousseurs de louve lasse. ***
G comme galaxie
Préau des mondes orphelins Hors du temps, prolonge les enfants allusifs. Leur souffle sur la vitre devient des étoiles de givre. *** H comme halo de lumière
Prend forme de gisant sur les fresques le soir Semble un couple déclinant Qui finit, nostalgique, de sombrer vers le large. *** I comme illumination
Hibou à prunelles de souffre Bec des tempêtes rimbaldiennes Icebergs de la métempsychose. *** J comme Jupiter
Craquait comme une armoire paysanne Dut attendre des trains de nuit dans le désastre des gares Avant de bramer dans leurs couloirs. ***
K comme Kaléidoscope
Leurs balafres de lumière Donnent la primeur aux éclats des couleurs c'est un soir de pluie sur un air de reggae. ***
L comme Lune
En plus belle des femmes Elle a un harmonica accroché à ses lèvres de mémoire Le passant nocturne y retrouve sa maison astrale. ***
M comme mars
Silhouette errante Fantôme de l'autre rive du temps Lorsque s'effondre le pont du crépuscule. ***
N comme Néon
Lueur d'ornière familière Si lointainement familière Inexplicable porte d'un cinéma de quartier. ***
O comme Obscurité
Prélude à l'illimité Vague tropisme où la mort s'aventure Et nous approche du fond des couloirs. ***
P comme Phare
Hautbois pour l'étrangeté de la mer Veut se séparer des rocs millénaires Où se ramifie le corps pétrifié du silence. ***
Q comme Quasar
Bord glacé de l'ombre Goudron d'ombre à relent de muscade Séisme des rues grises. ***
R comme Rubis
Comme une rose éclose seulement de l'intérieur A la couleur du sang des songes Où déferle le temps sur un pont de fer. ***
S comme Soleil
Etranglement des brumes Au point du jour sur le talus d'aurore Tente d'effacer nos penchants nocturnes. ***
T comme ténébrescence
Passe dans le pourpre et les fruits d'automne Fait le verger en fièvre Et les chambres en sève. ***
U comme Uranus
Orgue à brouillard Testament d'os, de sanglots, de brindilles Cocaïne des champs d'orties. ***
V comme Vitrail
Garde l'insondable profondeur de l'âme Grimoire à fondre dans les flaques de sa lumière. Effrite le noir en débris. ***
W comme Warning
Ses coups de serpe et scansions en rafales Jonchent la mémoire mécanique Pour que l'indifférence se déchire. ***
X comme Xanthie
Croix noire de son spasme Trépanation des pierres de folie Glas des roseaux endormis. *** Y comme Yoga
Velours et broderies des prairies prénatales Gestes sanctuaires et tango Fouet dans le boudoir. *** Z comme Zodiaque
Coulisse sans heurt sur son ogive Pour certains se crispe comme l'idéal Dans la longue habitude de la pointe de leurs soirs. ***
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I qui se tend et qui se refuse,
I de vIde que nous ne pouvons saisir.
I de l'interdIt.
I du délaI et de délIt étranger au futur.
I du mourIr qui ne se décline pas
mais qui s'agite d'une neutralité InfInIe.
L'Infiniment petit.
FragIlIté qui n'est plus celle de la vIe.
I du moI qui cède et laisse la place à l'autre.
I de l'angoIsse et du démIs.
I d'une flèche visant le vIde.
Je ne suIs pas.
Je ne dIs plus.
Mes pastels illustrent "matiere-esprit-science".
Petits cancans...