29 novembre au 14
décembre 2008.
"Villa des Arts".
Voreppe. Isère.
18 au 7 avril 2008
Collège François Auguste Ravier
Morestel. Isère
1er au 4 novembre 2007
Chez Charlotte Castella
Robert Perrachon
Morette. (38)
18.19 août 2007
Atelier "portes ouvertes"
Chez moi.
8 juin au 29 juin 2007
Galerie Robert Blache
Alixan.
4 mai au 20 mai 2007
"Rendez-vous des artistes"
Saint-Joseph-de-Rivière.
17 au 26 novembre 2006
"L'art partagé»
Rives, parc de l'Orgère
18 juillet au 17 août 2006.
Visite de mon atelier
A mon domicile
21 mai au 15 août 2006.
Le coeur dans tous ses états
Maison de Mariette
Saint-Laurent-du-Pont
1er au 24 décembre 2005.
Exposition collective
Fontanil
20 novembre au 22 décembre
Croyez-vous au Père Noël ?
Maison de Mariette
Saint -Laurent -du -Pont
28 octobre au 13 novembre 2005
Exposition collective Artistes de Chartreuse
Saint -Laurent -du- Pont
14, 15, 21, 22 mai 2005
Ateliers portes ouvertes (association Artistes de Chartreuse)
Saint -Laurent -du-Pont
15-16 Janvier 2005
Exposition collective
Saint -Pierre -de -Chartreuse
Novembre 2004
Fanfan des Mûres
Lyon
Mai 2004
Exposition collective (hôtel Mercure)
Grenoble
8-9-15-16 mai 2004
Ateliers portes ouverts
Association Artistes de Chartreuse
Saint -Laurent -du -Pont
17 janvier au 14 mars 2004
Espace Visitation
Musée de Romans. Drôme
8-10-11-17-18 mai 2003
Ateliers « portes ouvertes »
Association Artistes de Chartreuse
Saint -Laurent -du -Pont
1 décembre 2002
Salon du livre
Saint -Laurent -du -Pont
16-17 novembre
Shuz' Art
La Côte Saint- André
Juillet 2002
Exposition collective
Saint -Laurent- du- Pont
Juillet septembre 2000
12 magiciens en Chartreuse
La maison de Mariette
Saint- Laurent -du -Pont
Décembre 2000.
Exposition personnelle
Saint -Laurent -du -pont
Octobre 1999.
Fête de la Saint Crespin
Musée de la chaussure
Romans
Juin 1999
Décors du gala de danse
Saint -Laurent -du -Pont
Mai 1995
Salle d'exposition
Saint -Joseph -de -Rivière
Mai 1994
Salle d'exposition
Saint -Joseph -de -Rivière
Novembre 1994
Exposition collective
Saint -Laurent -du- Pont

Clic ! - C'est possible, dit le renard. On voit sur la Terre toutes sortes de choses...
- Oh! ce n'est pas sur la Terre, dit le petit prince.
Le renard parut très intrigué :
- Sur une autre planète ?
- Oui.
- Il y a des chasseurs, sur cette planète-là ?
- Non.
- Ça, c'est intéressant ! Et des poules ?
- Non.
- Rien n'est parfait, soupira le renard.
Mais le renard revint à son idée:
- Ma vie est monotone. Je chasse les poules, les hommes me chassent. Toutes les poules se ressemblent, et tous les hommes se ressemblent. Je m'ennuie donc un peu. Mais, si tu m'apprivoises,
ma vie sera comme ensoleillée. Je connaîtrai un bruit de pas qui sera différent de tous les autres. Les autres pas me font rentrer sous terre. Le tien m'appellera hors du terrier, comme une
musique. Et puis regarde ! Tu vois, là-bas, les champs de blé ? Je ne mange pas de pain. Le blé pour moi est inutile. Les champs de blé ne me rappellent rien. Et ça, c'est triste ! Mais tu
as des cheveux couleur d'or. Alors ce sera merveilleux quand tu m'auras apprivoisé ! Le blé, qui est doré, me fera souvenir de toi. Et j'aimerai le bruit du vent dans le
blé...
Le renard se tut et regarda longtemps le petit prince:
- S'il te plaît... apprivoise-moi ! dit-il.

- Je veux bien, répondit le petit prince, mais je n'ai pas beaucoup de temps. J'ai des amis à découvrir et beaucoup de choses à connaître.
- On ne connaît que les choses que l'on apprivoise, dit le renard. Les hommes n'ont plus le temps de rien connaître. Ils achètent des choses toutes faites chez les marchands. Mais comme il n'existe point de marchands d'amis, les hommes n'ont plus d'amis. Si tu veux un ami, apprivoise-moi !
- Que faut-il faire? dit le petit
prince.

- Il faut être très patient, répondit le renard. Tu t'assoiras d'abord un
peu loin de moi, comme ça, dans l'herbe. Je te regarderai du coin de l'œil et tu ne diras rien. Le langage est source de malentendus. Mais, chaque jour, tu pourras t'asseoir un peu plus
près...

- Il eût mieux valu revenir à la même heure, dit le renard. Si tu viens, par exemple, à quatre heures de l'après-midi, dès trois heures je commencerai d'être heureux. Plus l'heure avancera, plus je me sentirai heureux. A quatre heures, déjà, je m'agiterai et m'inquiéterai; je découvrirai le prix du bonheur ! Mais si tu viens n'importe quand, je ne saurai jamais à quelle heure m'habiller le cœur... Il faut des rites.
- Qu'est-ce qu'un rite ? dit le petit prince.

- C'est aussi quelque chose de trop oublié, dit le renard. C'est ce qui fait qu'un jour est différent des autres jours, une heure, des autres heures. Il y a un rite, par exemple, chez mes chasseurs. Ils dansent le jeudi avec les filles du village. Alors le jeudi est jour merveilleux ! Je vais me promener jusqu'à la vigne. Si les chasseurs dansaient n'importe quand, les jours se ressembleraient tous, et je n'aurais point de vacances.
Ainsi le petit prince apprivoisa le renard.
Et quand l'heure du départ fut proche:

- Ah! dit le renard... Je pleurerai.
- C'est ta faute, dit le petit prince, je ne te souhaitais point de mal, mais tu as voulu que je t'apprivoise...
- Bien sûr, dit le renard.
- Mais tu vas pleurer ! dit le petit prince.
- Bien sûr, dit le renard.
- Alors tu n'y gagnes rien !
- J'y gagne, dit le renard, à cause de la couleur du blé.
Puis il ajouta:
- Va revoir les roses. Tu comprendras que la tienne est unique au monde. Tu reviendras me dire adieu, et je te ferai cadeau d'un secret.

- Vous n'êtes pas du tout semblables à ma rose, vous n'êtes rien encore, leur dit-il. Personne ne vous a apprivoisé et vous n'avez apprivoisé personne. Vous êtes comme était mon renard. Ce n'était qu'un renard semblable à cent mille autres. Mais j'en ai fait mon ami, et il est maintenant unique au monde.
Et les roses étaient bien gênées.
- Vous êtes belles, mais vous êtes vides, leur dit-il encore. On ne peut pas mourir pour vous. Bien sûr, ma rose à moi, un passant ordinaire croirait qu'elle vous ressemble. Mais à elle seule elle est plus importante que vous toutes, puisque c'est elle que j'ai arrosée. Puisque c'est elle que j'ai mise sous globe. Puisque c'est elle que j'ai abritée par le paravent. Puisque c'est elle dont j'ai tué les chenilles (sauf les deux ou trois pour les papillons). Puisque c'est elle que j'ai écoutée se plaindre, ou se vanter, ou même quelquefois se taire. Puisque c'est ma rose.
Et il revint vers le renard:
- Adieu, dit-il...
- Adieu, dit le renard. Voici mon secret. Il est très simple: on ne voit bien qu'avec le cœur. L'essentiel est invisible pour les yeux.
- L'essentiel est invisible pour les yeux, répéta le petit prince, afin de se souvenir.
- C'est le temps que tu as perdu pour ta rose qui fait ta rose si importante.
- C'est le temps que j'ai perdu pour ma rose... fit le petit prince, afin de se souvenir.
- Les hommes ont oublié cette vérité, dit le renard. Mais tu ne dois pas l'oublier. Tu deviens responsable pour toujours de ce que tu as apprivoisé. Tu es responsable de ta rose...
- Je suis responsable de ma rose... répéta le petit prince, afin de se souvenir.

Petits cancans...